La bataille de Magenta -2-
Voici donc la suite:
Tour 3: 12h00-13h00
Initiative autrichienne, et les premiers renforts arrivent! Il s'agit du 7e corps de Zobel, avec 2 brigades, qui arrive par le Sud. Il est décidé de l'envoyer tenir Magenta, ce qui permettra de redéployer légèrement Liechtenstein. Malheureusement, Zobel est hors de portée de commandement, mais il réussit son test d'inertie.

Toutefois, la situation ne paraît guère brillante: St-Jean d'Angély est toujours aussi furieux, et finit par détruire ce qui reste de la brigade Baltin. Mac-Mahon, toujours non commandé, a toujours aussi peu envie de foncer à l'assaut. Encore un peu de répit pour l'Autrichien, qui en a vraiment besoin.
Tour 4: 13h00-14h00
L'Autrichien est actif! Il ordonne à Zobel de se magner le popotin (pour un Autrichien, c'est quand même pas évident), pour venir compléter le dispositif. De son côté, Napoléon III peut enfin voir Mac-Mahon, et lui demande très gentiment, quoique fermement, de venir faire jonction avec Saint-Jean d'Angély, toujours très impétueux, et qui décide de continuer à avancer en longeant le canal.
Tour 5: 14h00-15h00
Le IIIe corps de Canrobert arrive sur le champ de bataille côté Français. Cependant, il n'est pas prêt d'arriver au combat, puisqu'il doit emprunter le pont, non-commandé. De son côté, l'Autrichien continue de s'organiser, et se prépare à l'attaque de la Garde, toujours aussi impétueuse, et qui se rapproche de Ponte Nuevo di Magenta. Mac-Mahon avance également.
situation fin tour 5
Tour 6: 15h00-16h00
Le 3e corps autrichien de Schwarzenberg arrive! il devrait pouvoir empêcher Canrobert d'être vraiment efficace si il est envoyé à sa recontre, entre le canal et le Tessin. Mais il peut aussi être utile ailleurs, en constituant une réserve autour de Magenta... Finalement, il sera envoyé contrer Canrobert. ce dernier est en train de dépaser le pont.
Mac-Mahon, de son côté continue d'avancer vers Magenta; il laisse la brigade Decaen (de la Garde) en réserve, car Zobel semble vouloir réaliser un mouvement d'enveloppement de l'aile gauche française.
La tension monte.
situation fin tour 6
Tour 7: 16h00-17h00
Le Français se révèle très aggressif. Tout d'abord, le IVe corps de Niel arrive à son tour par le pont. Mais auparavant, Mac-Mahon est passé à l'offensive: grâce à un assaut combiné, il parvient à désorganiser et affaiblir les Autrichiens, pourtant soutenus par de l'artillerie, à l'ouest de Magenta; le corps de Liechtenstein est en très mauvaise posture. Clam Gallas tente de réduire la pression en attaquant Wimpfen, mais en vain. En réaction, la garde impériale se révèle dévastatrice: Clam Gallas est repoussé avec des pertes (notamment grâce à l'artillerie), et la contre-attaque achève le 1er corps. Pire! La brigade Cler, particulièrement impétueuse, se précipite sur les restes de la brigade autrichienne étrillée de Liechtenstein, et qui comptait se rallier grâce à Gyulaï. La suite est sans appel: La brigade Koudelka disparaît, et Gyulaï est capturé!!! il sera rapidement remplacé, mais désormais, les Autrichiens ne feront plus que subir. de son côté, Zobler tente un assaut combiné, qui echoue. Toutefois, il réussit à désorganiser la brigade Castagny. Son général comprend immédiatement l'importance de sa situation : elle ne doit pas se replier, sinon, la ligne française sera débordée. Il décide de rester sur place et encaisser des pertes supplémentaires
Tour 8: 17h00-18h00
La Garde est toujours aussi agressive: elle harcèle le 1er corps autrichien, qui finit par plier, menacé également par l'arrivée de Canrobert
La percée de la Garde
La division sarde Fanti, arrivée depuis 15h, se déplace tranquillement, bien à l'arrière du corps de Mac-Mahon, qui se lance dans des assauts furieux pour prendre le contrôle de Magenta. C'en est trop pour les troupes de Liechstenstein, qui commencent à fuir le champ de bataille, démoralisées. Chaque corps possède un seuil de démoralisation ( en pas de pertes). Lorsque celui-ci est atteint, toutes les unités doivent se replier obligatoirement, en direction de leur bord de carte, c'est-à-dire ici l'est. Elles ne peuvent plus volontairement combattre.
De même, l'arrivée de Canrobert et l'assaut sur Ponte Vecchio di Magenta, qui annihile la brigade Burdina du 1er corps, force ce dernier à sonner la retraite. Rien ne va plus? Zobel de son côté force la brigade Castagny à se replier, et les Français perdent de l'artillerie en chemin.
Dans le même temps, Schwarzenberg arrive et repousse la brigade Cler. Cela devient sanglant.
Tours 9-10: 18h00-20h00
Rien ne va plus du côté autrichien: La brigade Cler réussit à se rallier, à l'abri, tandis que Schwarzenberg, essayant de frapper Canrobert, échoue à reprendre Ponte Vechio, et lui-même succombe sous les coups de la brigade Wimpfen. Mac-Mahon finit par s'emparer de la totalité de Magenta. Le corps de Zobel est annihilé est ce qui reste du corps de Schwarzenberg décide se retirer.

Bilan: victoire totale du Français 7-0. L'Autrichien a obtenu d'assez beaux dés d'inertie, mais le Français a réussi pratiquement tous ses assauts, au contraire de l'Autrichien qui les a quasiment tous ratés. L'armée autrichienne est anéantie... Il faut dire qu'elle est globalement en infériorité numérique et qualitative, bref, peu de chances de victoire sur le long terme. Elle peut toutefois faire très mal si elle est bien manoeuvrée.
Concernant le système: intéressant, plutôt simple à prendre en main. La taille du scénario fait qu'on peut tout à fait l'utiliser pour débuter, et rend assez bien compte des techniques de combat d'infanterie de l'époque. Je le recommande donc.
Il existe 2 autres scénarios avec le même système: Reichshoffen en 1870, de la même taille, mais cette fois avec des Prussiens, troupes d'une toute autre qualité que les Autrichiens; et Solférino 1859, dans le numéro 55.