Le vent souffle sur la plaine
Après quelques jours sans poster, et sans vraiment peindre (mais je ne suis pas inactif), je vous propose un compte-rendu de bataille pour la règle Blitzkrieg. Petite précision: nous n'avions pas d'avions (ha ha) soviétiques. Nous avons donc utilisé des FW190 allemands comme proxy. Encore mille excuses à tous les spécialistes de l'exactitude et de la rigueur historique.
Hongrie, décembre 1944
Alors que le soleil se lève sur la plaine hongroise, le brouillard s'attarde encore le long de la rivière.
Deux Focke-Wulf passent rapidement, le bruit de leur moteur étant étouffé par le brouillard, qui commence à se lever. Mais il fait encore froid, très froid. Le sol est en partie gelé.
Les hommes du 1er bataillon parachutiste hongrois sont nerveux. Ils sentent le sol trembler.
Un violent bombardement de katyusha se déchaîne et tombe sur les forêts... Dans lesquels les parachutistes ne se trouvent pas! En effet, la 1re compagnie savait que les Soviétiques tenteraient de passer par la route; Après tout, elle se dirigeait droit vers Budapest, plus au Nord. Ils devaient donc tenir! ils avaient pris soin de se retrancher et de se camoufler efficacement; Dans le brouillard matinal, les Russes ne les verraient qu'au dernier moment.
Le soleil apparaît, et les premiers éléments de la 2e armée de la Garde avancent, tendus:
2 compagnies avancent, soutenues par 2 T34-85, en direction du pont, seul point de passage pratiquable. La rivière est certes gelée, mais les blindés sont trop lourds, et doivent impérativement passer par le pont. C'est là que se situe le premier piège des valeureux paras: alors qu'un T34 s'avance, un Pak-40 soigneusement dissimulé ouvre le feu sur son flanc, et l'immobilise. La joie est de courte durée, car l'aviation soviétique est omniprésente; en un passage de Sturmovick, le canon antichar est volatilisé.
Le pauvre canon anti-aérien placé en couverture ne put empêcher le massacre.
La pression augmente encore quand surgit un redouté JS-II, qui s'engouffre sur le pont à la suite du T34 restant. un nouveau piège s'abat sur les Rouges: le Sergent Làzslo, équipé d'un Panzerfaust, surgit de son trou et immobilise le T34 menaçant. Gest certes héroîque, mais futile; Désormais, la 1re section hongroise est repérée, et c'set un déluge de feu qui s'abat sur elle:
Avions, chars, infanterie... tous se jettent sur les paras, qui rendent coup pour coup et déciment les rangs soviétiques. Mais la puissance de feu des Rouges est supérieure, et les hommes commencent à lâcher prise. La section finit par être neutralisée avant d'être capturée.
Dans le même temps, une seconde compagnie d'infanterie de la Garde traverse la rivière légèrement en aval, sous le couvert de l'aviation...
... pour se retrouver face à toute une section de paras, appuyés par une mitrailleuse. Les hommes tombent, mais le moral reste intact. Les troupes soviétiques rendent coup pour coup, sans pour autant affaiblir la détermination des Hongrois.
Un nouveau bruit de chenilles se fait entendre,dans le dos des Hongrois cette fois... Les renforts! 2 Stugs arrivent en avant-garde, et se mettent en position... Cependant, leur apparition est de courte durée, car le premier se fait allumer par un des T34 immobilisés près du pont...
Le second suit peu de temps après, cette fois grâce à un tir bien ajusté du JS-II.
L'infanterie soviétique continue donc de progresser vers le bois à l'ouest, espérant nettoyer rapidement le secteur... du moins le croient-ils. Car un nouveau panzer arrive: un redoutable Tigre s'approche et ajuste son tir sur l'arrière du Staline... Le tir passe bien au-dessus. La riposte du Staline est tout aussi efficace. pendant de longues minutes, les deux chars vont se livrer un duel au canon...
Les tirs des Sturmoviks restants sont inefficaces face au blindage du mastodonte, qui assiste au débordement de l'infanterie soviétique.
Soudain, un cri retentit: Hourrreeeeee!!!!! un tir (chanceux) fait littérallement exploser le Tigre, qui n'est plus qu'un amas de métal brûlant. Le 122mm, ça ne pardonne pas...
L'infanterie soviétique peut donc reprendre son nettoyage. Les Hongrois ne peuvent plus que se défendre avec l'énergie du désespoir:
La mise à mort se prépare dans les bois:
Les pertes furent très lourdes pour les Soviétiques, mais les survivants décident de continuer le combat.
La dernière section hongroise, même soutenue par quelques panzergrenadiers, est incapable de ralentir la marche de la 1re compagnie soviétique, et après la déroute des Allemands, les Hongrois décident de fuir rapidement le champ de bataille.
La route de Budapest est désormais ouverte!!!
il s'agissait d'une partie inspirée par un accrochage historique. C'était avant tout une partie destinée à voir ce que valaient les troupes de la Garde soviétique, et les parachutistes hongrois, classés RES Elite/ Fanatique; C'est résistant au feu, pas trop mauvais au combat, mais leur puissance de feu est très faible (dommage).















