19 juin 2009
Agréables et chanceux (si quand même un peu)
Ces deux mots pourraient résumer mon samedi au tournoi Art de la guerre: mes adversaires ont été particulièrement agréables, de même que mes parties. Mais alors, j'ai eu de ces coups de chance...
Pour information, voici la composition de mon armée indienne:
-corps1, général compétent +1
4 formations mixtes lanciers moyens/archers
2 levées
2 éléphants indiens
-corps2, général ordinaire
4 formations mixtes lanciers moyens/archers
2 éléphants indiens
-corps3, général compétent +1
4 formations mixtes lanciers moyens/archers
3 chariots lourds impétueux élite
Voici le détail de mes parties, histoire de vous faire une idée.
1re partie. J'affronte les Romains Moyen- Empire de Didier Coquet.
Didier est un débutant, qui découvre la règle. Même s'il remporte l'initiative, le terrain est intéressant pour moi: une plantation sur mon flanc gauche, un champ et une ravine au centre. Et un champ sur son flanc droit. J'en profite pour me déployer bien groupé, entre la plantation et le champ, appuyé sur la ravine:
Hélas, Didier fait une dramatique erreur de placement: il a scindé ses corps:
Avant de passer à la bataille, quelques photos de l'armée de adversaire. Je devrais plutôt dire partenaire, tellement Didier est un joueur agréable.
Bon on y va: j'obtiens l'initiative pour le mouvement et je décide foncer avec mon troisième corps dans le champ en face, avec les chariots en réserve. Pendant ce temps, mon 1er corps avance tranquile, et le deuxième se déploie pour protéger le flanc de l'armée:
Didier va passer un bon nombre de tours à réorganiser son armée en essayant de rameuter tout son monde vers son flanc droit, ce dont je vais profiter. Sa cavalerie légère avait pour rôle de me ralentir, mais elle n'était pas assez nombreuse face à tous mes tireurs...
Les combats dans le champ seront très meurtriers, avec débords et prises de flanc réciproques. Ce n'est que l'arrivée d'un de mes éléphants qui permettra de sauver la situation (malgré ses malus au combat).
Au centre, ça chauffe! Le temps que Didier rameute son monde, j'ai préparé mon piège:
Le temps pour moi de bien positionner mes forces de frappe... Je lâche tout et...
... victoire par KO. Au final, une partie sympathique, avec un joueur sympa. On a pu discuter de quelques points de règle. Je pense que Didier a bien aimé aussi.
Deuxième partie: les Perses sassanides De Michaël Ronchetti "El presidente"
Le terrain est très dégagé: je n'ai qu'un bois sur mon flanc gauche, et une ravine du côté sassanide. Bon, pour être honnête, c'est une partie que j'aurai dû perdre, car j'ai fait une grosse erreur de placement de mes bagages et de mes levées, qui ne protégeaient rien du tout derrière le bois.
Je reprends à peu de choses près le même dispositif que précédemment, mais en laissant mes babars et mes chariots en réserve. Erreur de ma part: j'aurai aussi dû mettre les éléphants devant, pour augmenter mon front. Car les Sassanides sont une vraie saloperie: plein de cavalerie armée d'arc, et qui percute assez bien l'infanterie. Bref, c'est redoutable, surtout quand mon partenaire obtient de très résultats de commandement. Là, je redoute le pire.
C'est une armée très mobile, qui peut décider de frapper où elle le veut... Et Michaël manoeuvre très bien...
De mon côté, je fais ce que je peux pour saisir les moindres opportunités tactiques, pour avoir des feux supplémentaires sur ces foutus cavaliers:
Après quelques échanges virils mais courtois de flèches, on en vient aux mains, et là, c'est pas de cadeau! Mon flanc droit est tournée et va être progressivement réduit; Mais comme je l'ai dit, j'ai eu du bol, et il va résister plus longtemps que prévu, le temps pour moi de...

liquider l'éléphant déjà amoché au feu...
liquider l'aile de cavalerie...
et d'envoyer mes chariots sur le flanc de sa cavalerie.
Encore une victoire par KO, mais j'ai eu chaud, car j'étais à 3 points de la démo. Il a fallu que ses attaques importantes ne passent pas pour inverser la vapeur... Et une mention spéciale pour Michaël, pour sa patience surtout, car j'ai passé mon temps à lui décoller involontairement ses lances... Encore désolé Michaël!
3e partie: le duel des titans: Chien sauvage et ses Achéménides.
Là, pas de cadeau, c'est l'empoignade, la boucherie, les corps-à-corps sanglants.
Un compte-rendu est déjà disponible ici
Après un bon moment à discuter via nos blogs respectifs, ce fut enfin l'occasion de rencontrer l'homme himself. Et je ne fus pas déçu, car, ma foi, il est très sympathique, drôle, fair-play... Je peux continuer comme ça longtemps ^^
Pour faire simple: mon déploiement reste le même, ou pratiquement. Je sais, ça devient lassant. En face, une belle masse de tireurs et de cavalerie. Bref, confrontation équilibrée.

Quand 2 bloggueurs s'affrontent, ça donne un match de photos...
les immortels, qui n'auront pas fait grand'chose
On va faire simple: on n'a pas été très subtils, et on s'est foutus assez rapidement sur la gueule, mais c'est pas grave, car on aime ça. Son flanc gauche s'appuyait sur les immortels et ... des levées. Je me suis jeté dessus avec mes éléphants, mais Stéphane a parfaitement bien géré la situation, sacrifiant progressivement ses paysans pour ralentir ma progression, pendant que le flanc gauche de mon aile droite était tourné puis détruit. Là, chapeau bas monsieur!
Pendant ce temps, sur mon aile gauche, les échanges de flèches s'éternisent, avant le choc. Et là... j'ai pas tenu, et j'ai rappeler mes levées pour faire une seconde ligne bien éphémère:
A l'oppsé, au centre, là où se trouvaient ses sparabaras, j'avais plein d'infanterie, et surtout mes chariots:
Et... ce fut l'hécatombe:
Les combats furent tellement acharnés que nous démoralisons dans la même phase de jeu. Bref, un match nul, légèrement défavorable pour moi. Mais une partie passionante, bien tendue du string, avec plein d'opportunités tactiques. De loin la plus intéressante pour moi, avec la course contre la montre: qui va passer en premier.
Et la photo du match, qui révèle l'importance de la partie:

Stéphane, très très concentré.Il fait chaud, non?
Au total, 3 parties très plaisantes, avec 3 bons joueurs. J'espère pouvoir revenir la prochaine fois, si ça se déroule ainsi!
28 mai 2009
TIC? TAC? TOC? TUC? ou bien TEC?
Même si des onomatopées, acronymes médicaux ou encore délicieux gâteaux apéritifs seraient possibles dans le cadre de ce billet, je me contenterai des Travaux en Cours. Je sais, c'est facile comme titre, mais que voulez-vous...
Au menu du jour, 3 travaux de peinture lancés depuis hier.
Tout d'abord, ma participation au défi de la boule, lancé par Belisarius:
Tout est monté, et prêt à être peint. Ce sera un hommage à un grand nom de la sphère (ha ha) bloguriniste.
Puis, passons à un second sous-couchage:
C'est la figurine que j'ai choisie pour le deuxième tour du ZPC, qui a pour thème une arme lourde. C'est une figurine Warzone. La qualité de gravure n'est pas top, vu qu'elle date de 1998, mais je n'en fait pas un fromage, elle est simple à peindre, et j'ai déjà mon schéma de couleur.
Enfin, TEC étant dans une étape plus avancée:
Un socle d'éléphant indien pour mon armée indienne Art de la Guerre, que je compte jouer à Lyon dans un peu plus de deux semaines. Il me reste les lasures à passer puis à socler le tout. Il faut aussi que je fasse deux socles de cavalerie légère. Tout en 10mm bien évidemment.
26 février 2009
Galatrix contre Bâhbahar
Alors que le chef de clan Sib Amaahn'gueduKuhri se remettait de sa dernière défaite face aux Séleucides, allongé paresseusement parmi les coussins, dans les bras de ravissantes concubines de son harem, il entendit un bruit de pas accéléré. Un coursier arriva, et, reprenant haleine avec peine, annonça une terrible nouvelle.
La tribu des fiers Galates de Jibibix, ayant entendu parler de la beauté de nos femmes, avait décidé de nous envahir...
"Grumpf. Allons, file convoquer mon général, je vais avoir besoin de ses conseils."
Quelques friandises plus tard, le général Vahpahmanjéssicurih rassura Sib Amaahn'gueduKuhri:
" - Sire, aucun problème. Nous avons nos éléphants, vos gardes du palais, et j'ai moi-même entraîné quelques hommes à combattre sur des chars. Et si on a besoin de compléter, on prendra des recrues pour en faire des archers et des lanciers.
- Très bien, nous partons sur-le-champ!"
A peine le temps de feuilleter 3 pages du Kamasûtra, et Sib Amaahn'gueduKuhri vit l'armée galate face à lui. Il n'hésita pas un instant et pris l'initiative, car beaucoup de broussailles et une colline lui tendaient les bras.
Face à lui, l'infâme Jibibix entonait une litanie très étrange:
Peuh! Ses cavaliers feront moins les malins quand les éléphants arriveront. Mais où sont placés ces foutus cavaliers?
Sib Amaahn'gueduKuhri se plongea alors en transe et tel un faucon, observa le champ de bataille vu du ciel:
"Ma vue me joue des tours! Je ne vois pas de cavaliers!!!! Tant pis, je me déploie quand même. Il plaça ses chariots et sa cavalerie lourde sur son flanc gauche, face à des guerriers. Son centre, avec des éléphants, des lanciers et des archers, se plaça en vue de profiter d'un magnifique champ de broussailles. Enfin, son flanc droit était protégé par des éléphants et l'élite de son infanterie. Enfin élite...
Le chant de Jibibix fut repris par les guerriers lourds: "Kumbaya! Kumbaya!"
Les chevaux indiens piaffent:
Et soudain, l'horreur! Les cavaliers lourds galates ont tous démonté! Il faudra désormais se battre conrte des lanciers lourds...
Voila pourquoi Jibibix était aussi confiant:
Alors, Sib Amaahn'gueduKuhri n'hésita pas; Il fonça pour s'emparer le plus rapidement possible des meilleurs, et pourrir ainsi la vie du Galate:
Il restait confiant, car son infanterie était désormais bien à l'abri, et attendait depied ferme ces barbares velus (hmmmmmm).
Ses troupes étaient même en vue de la colline.
Les Galates avancèrent alors, en une belle ligne chamarée. Enfin, ne dites pas ça à un Galate, sinon il vous foutra une baffe.
tout se déroulait comme prévu, et les ailes indiennes se rapprochaient de leurs objectifs, manoeuvrant pour choisir avec soin leurs cibles:
Soudain, sentant que l'odieux Jibibix préparait un sale coup (et il s'en doutait), Sib Amaahn'gueduKuhri fait avancer son centre, afin d'éviter que les Galates ne se rabattent sur les ailes; C'est dur, mais c'est possible. De plus, ça permettra aux archers de tirer leurs premières flèches. Avec un certain succès, car les premiers morts sont Galates :
Mais les nombreux traits tirés ne suffirent pas à les stopper, et, dans un tourbillon de poussière, les guerriers impétieux chargèrent d'abord la cavalerie:
Le combat fut épique. Nombreux furent les guerriers à tomber des deux côtés. Mais, malgré le nombre d'assaillants, les indiens, sur leurs chevaux et leurs chars, firent mieux que se défendre:
A l'opposé, les combats sur la colline furent désastreux, et les élaphant, tout comme l'infanterie, furent balayés par les cavaliers galates démontés...
Il ne faut pas se fier aux images flatteuses que les messagers envoyaient...
Quant au centre... L'infanterie indienne avait été balayée... non sans de très lourdes pertes...
C'est alors qu'une clameur retentit côté indien... Reûneuwé! Reûneuwé! Reûneuwé!
Ce qui, en indien classique des tribus du centre Nord-Ouest des monts perdus, signifiait simplement que le moral était à zéro... Les truopes indiennes prenaient leurs jambes à leur cou, et couraient sur les mains pour échapper à la fureur des Galates...
jibibix était victorieux:
Résultat sans appel: défaite de mon côté avec 22 points perdus (pour un seuil à 20), et 18 pour JBB, alors que son seuil est à 22. Scrogneu. Je me vengerai. un jour...
La parade, pour les petits et les grands
On commence la parade avec ce dont je vous avais parlé hier, c'est-à-dire mes Indiens 10mm.
De quoi faire deux unités d'infanterie moyenne impact élite, idéal pour accompagner mes Ferdinand... pardon, mes éléphants sur le champ de bataille.
Si vous regardez attentivement, vous verrez quelques traces blanches... Non bande de petits pervers, c'est simplement du vernis qui a blanchi, j'ai fait ce que j'ai pu, mais ce ne fut pas parfait.

Les jaunes, avec une courageuse ^^
Et les Rouges.
J'étais moyennement satisfait de ces figs Magister Militum, à cause des poses initiales. Heureusement, le bras droit est tordable, car l'alliage utilisé est résistant tout en étant flexible. Ca m'a donc permis de varier les poses.
Passons maintenant aux grands, mieux équipés. On passe au 15mm, époque seconde guerre mondiale, avec un canon Flak quadritube de 20mm.
C'est du Skytrex. Le montage est simple à comprendre, mais difficile à réaliser car franchement, les points d'accroche sont pas terribles. Bref, j'ai pas mal galéré pour coller les 4 canons. Mais le résultat en valait la peine je trouve:
Bon, maintenant, faut que je file rédiger mon CR sinon je connais un chien qui va me dévorer...
23 février 2009
L'un est 1.5 fois plus grand que l'autre, lui même 2.5 fois plus petit que le dernier
Derrière cet énoncé mathématique foireux et super long se cache simplement mes travaux en cours.
Commençons par la vue générale:
J'avais commencé hier des Allemands Skytrex 15mm, avec un Hetzer et un canon AA quadritube de 20mm.
Et j'ai passé la lasure dessus.
Du coup, le temps que ça sèche, je suis passé à une Vickers 28mm pour mes Québécois:
Et un coup de lasure, mais pas la même (ici chêne foncé). Et comme il faut que ça sèche, j'ai commencé une unité d'infanterie indienne 10mm, qui représentera des Gardes, càd des fantassins moyens impact élite:
Et bien sûr, ils recevront aussi de la lasure, mais du chêne clair dilué à 20% d'eau cette fois.
Bref, je suis bien occupé, mais il me reste encore un peu de temps.
Et pour Chien Sauvage, ce que j'ai fait vendredi est tout à fait avouable, je suis juste en train de rédiger le rapport ;-)
26 décembre 2008
Des brochettes de babars?
Il s'agit d'un compte-rendu de partie jouee avec l'Art de la Guerre. Elle mettait en scene une armee seleucide contre des Indiens classiques, ce qui est, au demeurant, assez historique. Toutefois, le clavier a ma disposition est anglo-saxon; je n'ai donc pas de ponctuation. Desole.
Alors que la moisson venait d'etre rentree, et les comptes rendus au chef de clan Sib Amaahn'gueduKuhri, un messager fit irruption dans la salle de justice. Sib sut aussitot, a voir l'expression angoissee de son serviteur, que la nouvelle n'etait pas bonne.
La lecture de la missive confirma son opinion: une armee seleucide, menee par le satrape des marches orientales, le Bey Vaipey, se dirigeait directemement sur lui, avec une foule de phalanges, des tirailleurs et de redoutables Xistophoroi.
Sib etait confiant; la bonne gestion de sa province lui permettait de posseder une population nombreuse. Il pourrait y puiser de quoi obtenir une armee nombreuse, qui seconderait efficacement ses gardes a pied et a cheval. Et puis, il venait d'acquerir une trentaine d'elephants...
La mobilisation fut rapide et il put choisir son terrain: une foret longeait la route menant a sa capitale; face a lui, deja, les Seleucides se deployaient, entre des broussailles et une colline.
Les phalangites etaient nombreux, trop au gout de Sib, et il pouvait meme distinguer deux unites d'Argyraspides, en avant des Xistophoroi. Petite lueur d'espoir, les phlanges n'etaient pas deployees en profondeur.
De son cote, Sib avait decide de jouer finement la partie; il protegerait son flanc droit grace a sa cavalerie lourde et a ses gardes, tandis qu'une horde d'archers, en avant de ses precieux elephants, auraient la tache d'absorber le premier choc des phalanges.
Oui, Sib etait confiant. Meme lorsque les generaux seleucides commencerent leurs manoeuvres, il sentait que la victoire etait possible. Tout le flanc droit ennemi se dirigeait droit vers son piege, en laissant un espace degarni un peu avant la foret; les mercenaires Thraces s'etaient portes en avant, avec la cavalerie legere, laissant les Xistophoroi loin en arriere.
Les generaux seleucides, bien loin de se douter de ce qui allait leur arriver, entamerent alors leurs maoeuvres comme a la parade; la seconde taxeis pivota sur som flanc et se prepara a se diriger vers les courageux archers indiens.
Sib Amaahn'gueduKuhri ordonna a son corps d'archers de se hater, et, avec l'aide de quelques coups de fouet bien places, les fit courir au triple galop; il laissa prudemment en reserve deux unites de lanciers moyens, pour combler les breches qui se produiraient. Le spectacle etait toujours rejouissant, avec toutes les phalanges en ordre mince... Il s'appretaiet a frapper son grand coup. 
Et pour cela il deploya 20 elephants entre ses archers et la foret...
Pendant ce temps sur son flanc droit, son subordonne etait occupe par les archers a cheval de Bactriane, qui harcelaient sans cesse les cavaliers lourds, couvrant ainsi l'avance des peltates thraces.

Soudain, le ciel s'obscurcit, un vent terrible se leva, aveuglant Sib et ses valeureuses troupes, qui tenterent vainement de tirer sur les phalangites... Sib, apeure, se tourna vers ses pretres, qui entamerent rapidement une longue priere aux dieux... Et miracle! le vent tomba, les nuages se disperserent... Mais ce qu'il vit le terrifia bien davantage... Les Seleucides s'etaient reorganises comme par magie, avec des phalanges sur deux rangs, et la reserve qui etait deja arrivee sur les lieux... Decidement, les dieux etaient contre lui...
Pendant ce temps, les Xistophoroi s'etaient dangeureusement rapproches.
Sib savait desormais que le temps lui etait compte; et il lanca alors ses elephants en avant... Ses pachydermes, en qui il placait tous espoirs, ne le decurent pas. Leurs trompes attrapaient les soldats ennemis et les jettaient a terre; certains semblaient meme s'amuser a en pietiner; d'autres arrachaient les sarisses et empalaient les phalangites desempares de leurs defenses. Les Howdas n'etaient pas en reste et lancaient leurs traits mortels depuis le dos des elephants.
Ainsi, nombreux furent les phalangites a prendre la fuite, percutes sur leur flanc par ces monstres.
Les autres Seleucides comprirent rapidement que leur destin serait scelle si ils ne parvenaient pas a se sortir de ce piege; ils pousserent d'autant plus lourdement sur les pauvres archers indiens, qui cedaient les uns apres les autres. Peut-etre que les phalangites parviendraient a s'en sortir malgre tout...
Tout dependrait de ce qui se passait sur le flanc droit... Helas pour Sib, sa garde ne put soutenir le choc face aux Thraces, aux archers a cheval et aux Xistophoroi. Et l'infanterie, puis la cavalerie, finirent par derouter. C'en etait fini. L'armee etait demoralisee. Sib ordonna aux restes de son armee de se replier en bon ordre. La bonne nouvelle etait qu'il n'avait perdu aucun elephant! Sa puissance etait donc encore intacte, ou presque.
Les pertes seleucides. Ne vous y fiez pas, beaucoup d'autres phalanges sont en piteux etat:
14 septembre 2008
Les Romains à la conquête du monde
Voici des extraits d'un parchemin retrouvé il y a peu, narrant les campagnes d'un trio oublié de l'histoire romaine, le légat Cassius, aidé de ses deux tribuns Marcus et Georges. Le texte, rédigé par le scribe du légat Cassius, commence par évoquer une bataille peu connue, qui eut lieu en 50 av JC.
"Ainsi se trouvait devant moi l'armée du chef indien Sebhaâst'hiean Mangedukhûryy. elle avait fière allure, haute en couleurs, et haute tout court, car il comptait dans ses rangs des chariots et des oliphants éléphants. Le terrain ne me semblait pas véritablement favorable, avec des collines escapres et boisées partout, ou presque. D'un autre côté, ce champ de bataille plutôt fermé me serait utile, car alors l'ennemi ne pourrait utiliser son surnombre.
"Ainsi je me déployais:
mon flanc droit serait occupé par 2 légions, histoire d'être protégé. Mes recrues seraient au centre, bien encadrées. Su rmon flanc, mes 4 légions restantes, ma cavalerie gauloise et mes Espagnols. Marcus commandait mes légions, et Georges la cavalerie. De mon côté je me chargeais des recrues peu aguerries.
De son côté, le chef indien n'avait pas fait dans la finesse, ou plutôt, avait fait dans la finesse romaine:
"Il avait massé ses éléphants, ses chariots lourds, soutenus par ses tirailleurs, face à mon flanc droit, c'est-à-dire mes deux légions et mes recrues... hum. Face au centre, deux hordes d'infanterie, chacune commandée par un chef tribal. Enfin, son flanc droit était protégé par sa cavalerie. Il faudrait aller vite. La clef, c'est la vitesse! annoncais-je alors à mes tribuns. "C'est toujours la clef, Cassius, me répondait Georges, toujours en veine pour lancer un jeu de mots foireux". Nous avions devant nous environ 7 heures de jour, il fallait en profiter.
Nous prîmes l'inititiative. Et Georges me surprit (et ce fut le cas des Indiens) par sa rapidité d'exécution:"
"Georges avait parfaitement compris la situation et, bravant tous les dangers, changeait de flanc, pour aller déborder les pachydermes!
De leur côté, les Indiens avançaient, imperturbables. Sauf la cavalerie, qui préféra rester couvrir les arrières:"
"Ils avaient déjà atteint la première colline. Hmmm. C'était insuffisant pour démotiver mes valeureux légionnaires. tous s'avançaient, confiants, comme lors du triomphe à Rome. Les lignes étaient impeccables, tout allait pour le mieux. De son côté, Georges avait déjà disparu hors de ma vue, déjà prêt à harceler les bestiaux terrifiants".
"Par les dieux, que ce fut un mouvement imprudent, car les javelots ne firent rien; En revanche, les tirailleurs s'en donnèrent à coeur joie, et de nombreux cavaliers espagnols jonchaient désormais la plaine. De plus, l'armée indienne continuait à s'avancer, et se déployait pour contrer l'avance des légionnaires. Un trou se créait entre les deux hordes d'infanterie, en partie comblé par les chariots lourds. Mes hommes savaient ce qui les attendait":
"Mes hommes avancaient toujours, et se rapprochaient des lignes indiennes. Des archers réussirent à faire reculer des recrues et désorganiser une légion, mais rien de bien grave. L'hallali allait bientôt résonner:
"Les éléphants se rapprochaient de mon flanc droit, mais Georges réapparut soudain, en position idéale:
" Alors les Buccins entonèrent tous le mêm chant de mort, et les légonnaires chargèrent, tantôt sur la colline, tantôt s'engouffrèrent dans la brèche entre les deux hordes:
"Nombreux, très nombreux furent les Indiens à périr sous les coups de glaive de nos hommes bien entraînés. Les éléphants eux-mêmes finirent par paniquer et ils s'enfuirent. La bataille tournait en notre faveur!
"Mais c'était sans compter sur la réaction de ces guerriers barbares: les chariots lourds chargèrent et percutèrent nos légiosn; les survivants des hordes, enivrées par le sang versé, chargèrent également, et les cavaliers indiens, oubliés de tous, se joignirent à l'attaque. Les pertes furent terribles. Beaucoup de Romains ne reverront jamais notre belle ville de Rome:
"Cependant, nous étions près de la victoire. Je n'eus pas besoin de donner des ordres à mes valeureux soldats. Ils avaient compris que le moral des Indiens était au plus bas. Il restait quelques lancies isolés face aux recrues; ils furent rapidement balayés, provoquant la débâcle de l'armée indienne"
"Rome avait vaincu! Le soir, je distribuais le butin aux survivants, et, devant l'armée assemblée, je récompensai largement mon fidèle Georges qui, par son audace, avait permis de neutraliser les éléphants, et rétabli ainsi l'équilibre de la bataille."
J'ai joué cette bataille au mois d'août chez mon ami JBB, qui prit les Romains. Ma grosse erreur fut de complètement sous-estimer la cavalerie romaine. Ok, elle n'est pas très forte, mais si on lu donne un général, elle devient très manoeuvrable et peut déborder très facilement un flanc ennemi. De mon côté, ma cavalerie fut longtemps inutile, car commandée par un chef avec une valeur de 7. Je n'ai donc pas pu contrer cette menace à temps pour voir mes éléphants pris de flanc, paniqués, et partir en déroute. Là ça fait mal, je vous le dis.


































































































