20 octobre 2009
Blogurizine n°6
Yes! Blogurizine n°6 is just out. Ok, it's in french, but it is a free e-zine about miniatures gaming. I didn't contribute this time, too much work, and not enough ideas. This issue is ful of goodies. Enjoy guys!
Au sommaire de ce nouveau numéro, plein de goodies :
Découverte
- Warlands, le retour de Mad Max
- Malifaux, le jeu !
- Okko, l'ère de KARASU
- Jeux d'histoire avec figurines : le B. A. BA
- Interview Mortebrume : Lutin, créateur du jeu
- Interview Mortebrume : Vladd Jünger, sculpteur
Règle maison
- Combat Worms, règles avancées
Rapport de bataille
- Ron and Bones : Du Rhum !
Aides de jeu
- Mission AT-43 : Cogénérateur
Hobby
- Projet Heroquest 3D
- Utilisation des pigments secs : la poussière et la boue
Communauté
- Un tour au Monde du jeu 2009
lien vers le blog : http://blogurizine.canalblog.com/
27 janvier 2009
Chic, pour attendre le RER
Yo à tous.
Aujourd'hui, le temps que ma sous-couche sèche sur mes Bourguignons, je vais commencer à lire deux bouquins que je viens de recevoir, tous deux à thème VSF. Bref, parfait pour me redonner de l'inspiration pour mon long projet.
Tout d'abord, le Prisonnier de Zenda, d'Anthony Hope:
Voilà tout d'abord le ptich en anglais:
"Anthony Hope's swashbuckling romance transports his English gentleman
hero, Rudolf Rassendyll, from a comfortable life in London to
fast-moving adventures in Ruritania, a mythical land steeped in
political intrigue. Rassendyll bears a striking resemblance to Rudolf
Elphberg who is about to be crowned King of Ruritania. When the rival
to throne, Black Michael of Strelsau, attempts to seize power by
imprisoning Elphberg in the Castle of Zenda, Rassendyll is obliged to
impersonate the King to uphold the rightful sovereignty and ensure
political stability. Rassendyll endures a trial of strength in his
encounters with the notorious Rupert of Hentzau, and a test of a
different sort as he grows to love the Princess Flavia."
Et en Français:
Un gentleman anglais, Rudolf Rassendyll, part en Ruritanie. Le problème est sa ressemblance frappante avec le futur roi du pays, qui se fait emprisonner par son rival Black Michael of Strelsau. Il va donc devoir prendre la place du prétendant... Bref, amour, gloire et beauté à la fin du XIXe siècle. Yum.
Deuxième ouvrage, The Tale of the next Great War, 1871-1914.
Il s'agit d'un recueil de 16 nouvelles regroupées par I.F. Clarke, et publiées entre 1871 et 1914, période très fertile en romans et nouvelles d'anticipation à propos d'une grande guerre européenne. A noter, The Trenches, texte qui date de... 1908.
Bref, je pense que je vais m'amuser.
Alors, est-ce que la peinture est sèche...
18 mai 2008
Un livre qui se lit à une main
J'avais entendu parler d'un livre de très bonne qualité, tellement bon qu'il est en rupture de stock actuellement. Ce qu'on pouvait y lire ne vous laissait absolument pas indifférent. Dévoré par la curiosité, je me suis lis en chasse de cet ouvrage aux prouesses tant vantées, et qui me tiendrait compagnie pendant mes après-midi solitaires, et mes nuits. J'en trouvais un exemplaire en très bon état sur Ebay France. Je n'hésitai pas, et hop, hier matin dans ma boîte, le paquet tant attendu.
Tout fébrile que j'étais, je l'ouvre et miracle, le texte est si merveilleux que ça me fait un effet fou. Ce que je peux y lire me surprend parfois. pourquoi parfois? Souvent, oui! Je ne parviens pas à rester en place, ma main gauche tient le livre alors que ma main droite à envie de toucher... un pinceau bande de pervers.
Ce livre c'est le Grand Livre de la peinture sur figurine; ouvrage collectif très bien illustré, et très didactique, avec plein de photos de peinture étapes par étapes, et des schémas explicatifs 'achement bien foutus.
Après lecture, vous saurez comment faire de belles figs. Mais quel intérêt pour nous joueurs, qui voulons avant tout pouvoir jouer rapidement? Je suis d'accord, passer plus de 5 couches de couleurs c'est trop, et trop lent pour moi, je me limite à 3-4 en 28mm, et encore, je fais souvent ça à la truelle. C'est juste que je suis persuadé qu'avec 2-3 trucs techniques bien maîtrisés, et rapides à réaliser, on peut faire une fig 28mm très sympa.
J'ai par exemple appris quelques trucs concernant les couleurs complémentaires et les possibilités d'ombrage auxquels je ne m'attendais pas.
Bref, très bon bouquin, même si j'entends d'ici walktapus dire: "mais ça sert à rien ce bouquin, c'est plein de trucs inutiles faits par des gars qui aiment se tripoter le pinceau, pour d'autres gars frustrés qui pensent ne pas savoir s'en servir et qui assument pas" ^^
bon si avec ça j'ai pas requêtes bizarres qui mènent sur l'article, ben.... je me fous un pinceau dans la bouche pour bien l'humidifier avant de le tremper dans la peinture, non mais.
Sebastos, poète ce matin
28 août 2007
Jacques Martin récidive
De retour de vacances et de cartons, le bistrot est de nouveau ouvert.
Aujourd'hui, le patron vous propose une petite nouveauté, signée Jacques Martin et Pierre Legein:
Waterloo - Le Costume, aux éditions Casterman
Après Rome et la Grèce, Jacques Martin nous envoie sur la morne plaine.
Passons tout de suite aux choses sérieuses. Il ne s'agit nullement de raconter la bataille, mais de décrire les costumes/ uniformes de nos ancêtres, en ce jour maudit de 1815. Le dessin est conforme aux productions de Jacques Martin; on aime ou pas, mais en tout cas, c'est soigné.
La mise en page est simple: 2 pages, avec 2 illustrations sur chacune, puis les 2 pages suivantes décrivent rapidement les uniformes évoqués.
Au final, on obtient un résultat proche des productions Funcken, et toutes les armes ont leur traitement: on a ainsi 4 pages sur les hussards, autant sur les chevaux-légers, et l'infanterie y est tout aussi présente, avec de nombreux dessins, montrant la réalité des équipements d'une troupe en campagne, c'est-à-dire qu'on a le triomphe de la diversité. Bref, c'est une mine d'inspiration pour tous les peintres de figos 1er empire. On trouvera également quelques anecdotes comme un général de cavalerie désarçonné aux Quatre-Bras, et qui rentra en équilibre sur les étrilles de 2 de ses cavaliers...
On pourrait regretter l'absence de tableaux des distinctives, mais ce n'est pas le but de cet ouvrage! On a les Ospreys pour ça! De toute manière, les planches sont suffisamment variées pour avoir du biscuit. il me semble bien avoir compté au moins 6 régiments de hussards représentés, par exemple, ce qui me semble largement suffisant.
Bref, même si je ne l'ai pas acheté (j'ai largement ce qu'il faut chez moi, et pis je ne peinds pas de Français d'abord), je le conseille pour ceux qui souhaitent avoir un minimum de doc uniformologique sur l'armée française en 1815; surtout pour 10,50€, voire moins dans certaines bonnes crêmeries.
Pour finir, un extrait d'une double page; vous pouvez l'agrandir en cliquant dessus. Bon appétit!
21 juin 2007
un e-zine sympa à lire
Vu LE site de référence sur le kriegspiel avec pions, à savoir Strategikon:
un petit fanzine créé par un joueur, au style franc et dynamique, qui parle de ses coups de coeur en une vingtaine de pages: jeux, livres, films (et pas seulement de guerre).
Ca se lit vite, et c'est rafraichissant. Bref, j'ai aimé, et pourvu que ça dure.
Vous trouverez la discussion ici:discussion sur errata
et le e-zine de ce côté
Bon courage pour la suite
19 juin 2007
Compte-rendu de lecture: Batailles
Hop, premier compte-rendu d'un livre d'histoire, orienté militaire:
Batailles, Scènes de guerre de la Table Ronde aux Tranchées, d'Hervé Drévillon, Seuil 2007

Voici un extrait de la 4e de couverture, très instructif: "Toutes les batailles furent une réinvention de la France, une brutale soumission des mythes à l'épreuve du feu, depuis le temps où l'âme de la guerre résidait dans la chevalerie jusqu'à la constitution d'une armée de la nation."
De ce passage très alléchant, on peut déjà en déduire que l'auteur, professeur d'histoire moderne à l'université de Poitiers, tient à analyser l'impact culturel des guerres, et plus précisément de quelques batailles, sur les mentalités françaises, et la construction de notre identité.
L'ouvrage est découpé en trois parties, chronologiques: Guerre et idéal, L'économie de la violence, Souvenirs de carnage. Si il se termine en effet sur la bataille de la Marne, il est loin de commencer par les chevaliers les plus connus; il traite tout d'abord le combat des Trente de 1351. Quel rapport me direz-vous? Imaginez l'impact de la narration d'un combat entre 2 groupes de 30 chevaliers, très proches les uns des autres, s'affrontant pour le sort du duché de Bretagne, et vous pourrez faire le rapprochement.
14 batailles sont au programme, mais si dans chaque cas une carte est fournie, ne vous attendez pas à un récit minute par minute, accompagné des effectifs présents à l'homme près; ce n'en est pas le but!
Dans le contenu, il est beaucoup plus proche du livre de Georges Duby, Le Dimanche de Bouvines (que j'adore); il y fait même directement référence dès l'introduction. Ainsi, il faut davantage voir le récit des batailles comme autant de prétextes, de points de départ à l'élaboration d'une réflexion plus large, qui traite des combattants, des mentalités et des empreintes laissées par ces affrontements dans la culture de l'époque. Le rapprochement avec Duby est ici on ne peut plus clair. On pourrait même évoquer l'ouvrage de Colette Beaune, Naissance de la nation France, pour le moyen-âge.
Le choix des batailles étudiées est assez intéressant; on nous épargne ainsi Jeanne d'Arc et la trop traditionnelle Austerlitz au profit de la bataille des Saintes en 1782, ou bien Maëstricht en 1673. Surles 14 récits, 5 sont des défaites avérées, pour 9 victoires, mais loin d'être toutes très décisives (Eylau, Solférino) d'un point de vue strictement tactique cela s'entend. L'ensemble est donc plutot bien équilibré, et, au détour des pages, on est agréablement surpris par les interprétations assez savoureuses. Ainsi Malplaquet fut une véritable dfaite de l'armée française en 1709, mais qui fut finalement assez bien accueillie, car ce n'était pas une catastrophe...
Le style est très agréable, fluide, dynamique, avec des récits courts, ce qui empêche la lassitude de s'installer. Bref, dans l'ensemble un bon ouvrage, surtout pour tous ceux qui sont peu au fait de notre très riche patrimoine militaire et culturel (qu'il ne faut pas renier). Pour ceux, plus rares, qui sont des spécialistes, ou qui sont de ceux qui grognent quand on oublie une commémoration, cet ouvrage pourra s'avérer frustrant, car la longueur consacrée à chaque bataille pourra leur paraître trop succincte. Toutefois, pour 22E, je vous garantis un bon moment de lecture et de culture.

















